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Le 01 septembre 2016 par Trélissac FC

Chaque club familial a son lot de personnages incontournables. Des figures qui sont l’âme du club, qui l’ont fait vivre et l’animent encore de leurs souvenirs. Les époux Bost font partie de l’histoire du TFC.

Martial et Geneviève tenaient le bar épicerie « Le Central » à Trélissac et cet établissement fut le siège du Football Club des Maurilloux de 1970 à 1982.

Chaque dimanche, à l’issue des matches, joueurs, entraineurs et supporters se réunissaient au Central, pour des instants de partage et de convivialité.

De cette époque, il reste de nombreux souvenirs mais aussi des écrits. Une voisine du club, Nadine Nadal, fervente supportrice du FCM consignait dans les moindres détails les déroulements des rencontres et des après-matches. Cette dernière a remis ses nombreux cahiers au TFC, pour faire revivre l’époque du FCM.

Grâce à elle, nous avons accès à une partie de l’histoire du club et nous pouvons la partager.

AH ! CE PUBLIC PÉRIGOURDIN
Article saison 1971-72 /

“Ce n’est un secret pour personne, que toute équipe doit posséder un public enthousiaste qui trouve son rôle au cours de rencontres passionnées. Bruyante, avide de bon spectacle, parfois râleuse et voir même insolente la foule de supporters sait se faire détester et aimer. Elle n’apprécie pas tout, elle est souvent injuste mais dans les moments difficiles elle scande le nom de son équipe et fait renaître un peu d’espoir dans le cœur des joueurs. Aux Maurilloux, il y a bien sûr, comme partout ailleurs un public d’admirateurs très nombreux. Il serait difficile de tracer le portrait type du supporter périgourdin mais on peut dire qu’il est dans l’ensemble assez jeune et prend plaisir à exprimer sa pensée. On ne peut cependant pas juger cette foule de supporters lorsqu’elle est chez elle car alors elle est très pacifique et encourage par silence le club local. Disons qu’elle est beaucoup plus expressive sur les terrains adverses, sifflets, bruyants encouragements, furieux applaudissements, sont la force du public périgourdin. Si par quelques malheurs le club sombre, les supporters sont là désireux de faire oublier les mauvais instants. Le public périgourdin est un très bon public; il accepte la défaite avec plus ou moins le sourire mais il aime par dessus tout son équipe. C’est une grande famille que celle des supporters périgourdins; extrêmement gentils ils sont tous animés d’une immense sympathie. Présent dans toutes les batailles, le public est la véritable voix de l’équipe qu’il supporte. Par sa gentillesse, son amour du football mais aussi par une grande compréhension à l’égard des joueurs, le public périgourdin occupe une place importante dans la vie du club. Alors qu’attendez-vous pour faire partie de cette foule qui se veut la plus sportive de la région !”          – Nadine NADAL

LA PLUS BELLE IMAGE
Article de fin de saison 1971-72 /

“Une saison de football, c’est un peu comme une grande pièce de théâtre dont les actes seraient largement espacés.
A la passion virile des derbys s’opposent avec non moins d’insistance la pureté et la grandeur du football tel qu’on le pratiquait il n’y a pas si longtemps encore en France. Les victoires éclairent les sombres défaites, les joies étouffent les déceptions et le calendrier sportif égraine ses rencontres au fil des mois. Et comme toutes les belles histoires, le championnat a une fin particulièrement heureuse cette année. Chacun de nous gardera dans son cœur une image de cette saison 71-72, ce sera peut-être une photo d’équipe, ou alors une vision d’un jeu particulièrement captivant, ou bien encore le sourire des joueurs périgourdins qui en dit long.

Si la vision d’un ballon terminant sa course au fond des filets est séduisante, on peut également étendre cette impression au football tout entier.

Des dribbles, des arrêts lumineux, des passes judicieuses, éclairent toute une rencontre et dans chacun réside un tel éclat qu’on ne saurait dire lequel est le plus remarquable. Toutes ces actions s’emboîtent parfaitement et c’est alors que l’on retrouve cette unité, cette cohésion qui est la principale force du football. Au cours de cette saison 71-72, on a redécouvert l’image du ballon rond tel qu’on l’aime, bien joué avec une variété dans les actions et un grand étalage de technique individuelle. On critique souvent le football professionnel français à juste titre du reste. Les tricolores restent trop dans ce jeu fade et sans passion, qu’aucune étincelle ne trouble.
Ils oublient que le football est une lutte, pourtant l’adversaire et le ballon le rappellent à tous les instants. Ils n’ont pas voulu abandonner les vieilles tactiques qu’ébranlent trop souvent le feu des actions adverses. Alerte, expressif, le football moderne respire les rigueurs de la vie et le public se sent plus prêt des joueurs.

Le FCM a su adopter cette nouvelle forme de jeu. La jeunesse de l’équipe explique en parti les résultats obtenus. Les périgourdins ont fait un grand pas et il va s’en dire qu’en les voyant, on retrouve un peu de l’équipe d’Ajax.

La meilleure façon de se remémorer les plus belles phases de jeu, c’est peut-être de regarder tous ces visages rayonnants qui représentent la plus belle image de cette saison. ”     – Nadine NADAL

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