INTERVIEW EXCLUSIVE D’HERVÉ MATHOUX

Le 25 octobre 2016 par Trélissac FC

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Hervé Mathoux bonjour, et merci de répondre à notre magazine. Vous en avez reçu un exemplaire, qu’en avez-vous pensé ?

H.M : C’est une excellente idée, il montre que votre club est dynamique avec des personnes qui se démènent de tous les côtés pour le faire vivre. C’est un support moderne pour un club amateur qui ne se voit pas tous les jours.

Vous avez fait malgré vous le buzz dans notre département sur une question anodine posée à Guy Roux, au sujet des débuts de Zinédine Zidane comme entaîneur du Réal de Madrid. Celui-ci avait alors répondu « doit-il commencer par Trélissac qui est un très bon club, ou par le Réal ? Bien évidemment le Réal […] ». Est ce que vous vous en rappelez ? 

H.M : Honnêtement non, je ne me souviens pas de ce moment. Je pense que j’avais voulu certainement que l’on prenne l’exemple d’un club amateur mais que les gens connaissent, avec en plus une connotation « petit club ». C’est Trélissac qui est sorti spontanément.

En fait c’était l’un de nos joueurs, qui est passé par les mains de Guy Roux qui m’avait appelé le lendemain, qui m’a dit « regarde la rediffusion de l’émission ». Chez nous ça a fait le buzz. 

H.M : J’aime bien faire des clins d’œil ! Ça m’est arrivé au détour une phrase de sortir par exemple des villages, notamment en Aveyron, que personne ne connait !

D’accord ! C’est une très bonne chose au final pour lancer notre magazine ! Cela nous a permis d’interviewer Guy Roux juste derrière, ensuite Jean Pierre Papin et maintenant vous  !  Déjà est-ce que vous connaissiez Trelissac avant que l’on vous contacte ?

H.M : Bien-sûr ! Je suis le foot de près depuis des années. Donc quand on connait le foot Trélissac c’est un nom qui n’est pas inconnu. A la fois part les quelques exploits en Coupe de France, la récente confrontation face à Marseille… Je suivais Trélissac depuis le passage du club en national. Trélissac a aussi cette consonance « terroir ». Je suis attaché au sud-ouest, j’aime bien cette région.

Quelle image avez-vous du club ?

H.M : Pour le coup une image pure. Je suis passé un jour dans Trélissac en voiture pendant mes vacances. Je me souviens d’avoir repéré le stade. J’aime bien repérer les sites de foot ! C’était assez curieux de voir le stade et de constater que le TFC est finalement un club de bon niveau dans une ville pas très grande ! Puis ce nom me fait penser au film de Jean-Jacques Annaud « Coup de tête », dont Guy Roux aurait pu vous parler, sur le petit village de Trincamp. Ça fleure bon le foot que l’on aime, le foot « hors business », je suis attiré par ça. Quand un club de petit village réussit, c’est qu’il y a des hommes derrière, très actifs, doués et qui bossent. Il n’y a pas de hasard.

Vous avez dit connaitre un peu notre région, vous avez de bons souvenirs ici ?

H.M : Bien sûr, généralement quand on passe en Dordogne on a des souvenirs qui perdurent au niveau de la ceinture abdominale notamment… Je suis allé prêt de Saint Aulaye, à la limite entre la Dordogne et la Charente. Je suis aussi allé à Sarlat. Voila, c’est quand même un département assez grand, et très varié et franchement quand on se retrouve dehors, on peut voir à la fois la beauté du paysage et de l’architecture. Cela me plait vraiment ! Par ailleurs j’ai beaucoup aimé la saga Fortune de France de Robert Merle, qui si je me trompe pas se passe en Dordogne à Sarlat. Je crois qu’il y a treize volumes. J’adore l’histoire de Pierre de Surac qui vit au moyen âge dans un village à Sarlat…
Donc voila tout cela m’a rapproché du Périgord dans le sens général.

Vous venez de nous prouver votre affection pour la littérature, est-ce que vous pouvez nous conseiller un ouvrage qui la combinerait au football ?

Oui ! Je vous conseille Un printemps 76, du journaliste de l’Equipe Vincent Duluc, qui est aussi formidable écrivain. Ça raconte sa jeunesse en 76 au moment de l’émergence de St Etienne et de l’épopée verte. C’est un bouquin formidable à la fois pour ceux qui aiment le foot et pour les quadragénaires ou quinquagénaires qui ont connu cette période. Il traite de la force de cette épopée des verts en 76 et sur les souvenirs qui montrent ce qu’était la vie finalement pour un adolescent à cette période là.

Donc c’est un très très beau bouquin de foot notamment. Mais honnêtement je lis pas beaucoup de bouquin de foot, les biographies des joueurs etc. Tout ça ne m’intéresse pas. Quand je lis c’est pour me sortir du foot. Celui-ci, c’est bien plus qu’un bouquin de foot, qui comporte quand même des chapitres mythiques sur les verts de St Etienne, la manières dont ils fonctionnaient, etc. Donc voilà Un printemps 76.

Oui Un Printemps 76 je viens d’aller voir du coup en vous écoutant. Je ne connaissais pas non plus. Je lis plus les livres sociologiques sur le football. 

H.M : Oui moi aussi. Mais du coup c’est quand même un livre qui est hyper sociologique à travers le souvenir et les descriptions de la vie à cette époque.

Et dans ce style là, j’avais lu un livre de Christian Bromberger Le match de football sur les passions des supporters. Il y avait notamment une comparaison entre ceux de la Juventus de Turin et du Torino, c’était assez sympa à lire. 

H.M : Oui c’est vrai que lui c’est plus un spécialiste des supporters, et pour le coup c’est un vrai sociologue. Dans ce roman, la valeur sociologique est mise en forme différemment.

Vous pouvez nous décrire votre carrière en quelques mots ?

H.M : Brillante ! Je suis surpris, vous n’en avez pas entendu parler ? Non en vérité ma carrière de footballeur ressemble à mon avis à celle plein de passionnés de foot. J’ai commencé à jouer comme tout le monde à l’âge de 5 – 6 ans. Assez vite j’ai été attiré par le poste de gardien, à mon avis à la fois par la fascination du poste, et certainement j’avais conscience de certaines incompétences dans le champ et j’ai fait une carrière avec de très gros guillemets. J’ai joué jusqu’en DH chez les U19 et ensuite en DSR en seniors une année avant d’arrêter pour poursuivre mes études à Paris.

C’est un très bon niveau, pour vous rassurer les gardiens de chez nous sont de Trélissac et les deux sortent des U19 DH. 

H.M : Oui oui, mais bon voilà : eux ils ont persisté. Et puis outre le fait que j’étais pas très grand, à l’époque les gardiens n’étaient pas tous des géants; je pense que mentalement j’étais pas assez fort, du moins je manquais de confiance…

C’est dommage.. 

H.M : Ah oui la France ne sait pas ce qu’elle a perdu !

Ah oui sûrement je pense aussi ! C’est pour ça je ne me suis jamais mis au football personnellement. Par quel autre sport êtes-vous attiré ?

H.M : Le foot est quand même très dominant dans mon spectre. Mon deuxième sport d’intérêt je dirais que c’est le rugby parce que je viens de Clermont Ferrand.

Après, j’aime bien quand même les sports de manière générale. Les autres sports collectifs avec un ballon. Vous mettez un ballon à une équipe et je peux suivre avec plaisir ! J’aime bien le basket, si j’ai un intérêt je suis pris par l’enjeu. Je trouve que c’est un beau sport.

Après j’ai eu la chance de couvrir les Jeux Olympiques cet été, je trouve que tous les sports dégagent une émotion forte, les enjeux humains sont forts, la beauté d’un gars qui gagne sur le fil ou au contraire qui perd sur le fil alors qu’il était favori… tout ça c’est très fort quel que soit le sport.

Vous me faites plaisir du coup, moi qui suis rugbyman… 

H.M : J’ai un très bon ami, vous être trop jeune pour le connaitre je pense, c’est un super pote de Sarlat qui était joueur professionnel. Enfin pas vraiment professionnel, parce que ça n’existait pas à l’époque… mais Gérald Mayou ça vous parle ?

Non ça ne me dit rien…

H.M : C’est vrai que je connais bien aussi Cédric Heymans qui est un petit peu de la région (Brive la Gaillarde), mais Gérald lui est de Sarlat.

L’antagonisme entre Périgeux et Sarlat est un peu fort mais bon.
C’est la 9ème saison du Canal Football Club, quel était l’objectif de ce programme ? Qu’est ce que vous avez voulu apporter de différent par rapport à ce qui se faisait ?

H.M : L’objectif c’était de faire une émission à la fois qui porte l’ADN « d’expertise » de CANAL mais qui aille chercher un public plus vaste que le public habituel de CANAL. Donc c’est la première fois que l’on faisait une émission qui montrait les coulisses et surtout qui allait chercher un public plus large, puisqu’on a décidé de faire cette émission en clair.

C’est de très loin l’émission la plus regardée de tout CANAL et la plus regardée de toutes les émissions de sports. C’est une émission grand public dans laquelle on voulait y faire un show, comme il n’y en avait jamais eu en France. Une arène avec 350 personnes sur le plateau… Tout ça maintenant sont des choses qui ont été reprises à droite à gauche.

C’était nouveau pour CANAL qui avait plutôt une culture du confinement avec une émission faite par les spécialistes pour les spécialistes. La mission c’était de réussir à faire une émission qui, à la fois ne dénature pas CANAL, qui propose une expertise, un sérieux que les gens attendent ; tout en cassant un peu les codes et en étant divertissante.

Le concept du CFC a été décliné au rugby également ?

H.M : Oui ! Les autres sports ont été un peu jaloux du succès du CFC ! Souvent dans les négociations on envisageait de créer une émission sur le  modèle du Canal Football Club, les fédérations et les ligues étaient extrêmement demandeuses.

Oui ça prouve ça réussite. Pour finir j’avais proposé à Guy Roux et Jean-Pierre Papin de venir entrainer le Trélissac Football Club, est ce qu’à votre tour cela vous intéresse ? 

H.M : Ecoute, pour le club de Trélissac c’est bien que je ne sois pas entraineur ! Je ne fais pas partie des gens qui pensent qu’ils ont acquis la manière de gérer un club, sur la mise en place d’une tactique et d’un plan de jeu, je laisse les professionnels faire leur travail !

Du coup est-ce que nous pouvons vous attendre plutôt sur un commentaire de match ? 

H.M : Pour un commentaire de match j’en fais peu maintenant. J’en ai fait longtemps et aujourd’hui je fais surtout les commentaires virtuels sur les jeu style Fifa. Donc la réalité honnêtement il y a très peu de chance que je vienne commenter un match à Trélissac ! Mais sait-on jamais, on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve.

S’il y a un beau parcours en Coupe pourquoi pas ? 

H.M : CANAL a obtenu la Coupe de la Ligue cette année donc Trélissac ne peut pas encore y participer. Nous n’avons pas les droits sur la Coupe de France donc même si vous allez en finale, je n’aurais pas le plaisir de vous commenter.

Enfin, est-ce que vous avez de futurs projets, autres que le CFC ? 

H.M : Non, en tout cas pas de concrets ! J’ai rarement eu de plan de carrière on va dire. Je prends un peu les choses comme elles viennent. Je me pose les questions quand elles se posent. Là pour l’instant je suis concentré sur ce que j’ai à faire, je ne suis pas engagé dans autre chose.

Merci Hervé Mathoux !

Propos recueillis par David Larralde.

Une remarque sur “INTERVIEW EXCLUSIVE D’HERVÉ MATHOUX

  1. Le 4 avril 2017 par SpeedTarif.fr

    Bonjour… Cet article est plutot pas mal. je cherchais tout juste des réponses sur le sujet.
    Merci et bonne continuation

    Répondre

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